mercredi 24 mars 2021

Le Repaire des Vampires, tome 1 : Rencontre Mortelle - Kelly St Clare


Titre : Le Repaire des Vampires, tome 1 : Rencontre Mortelle

Auteur : Kelly St Clare

Edition : MxM Bookmark Infinity

Nombre de pages : 504 pages

Résumé : 

En tant qu'héritière d'une grande fortune, ma vie aurait dû se résumer à siroter des mojitos à la fraise et conduire des voiturettes de golf, n'est-ce pas ?
En tout cas, c'est à ça qu'elle se résumait avant que je décide de tracer ma propre route. Résolue à échapper aux jeux frivoles de mes semblables, j'ai fui le domaine familial à vingt et un ans.
Trouver un pseudonyme : check.
Un endroit où dormir : euh... presque check ?
Un boulot : ne parlons pas de sujets qui fâchent...
En quelques jours, j'ai supporté plus de choses que je ne m'en pensais capable... mais ce n'était que le début des ennuis !
Ma ville est un échiquier géant. Et les joueurs ? Des êtres surnaturels (des foutus vampires !), en particulier un prince autoritaire dont l'attention pourrait me mener à ma perte.
Je dois désormais participer à leur jeu mortel, si je veux pouvoir protéger ma grand-mère et ma meilleure amie.

Mon avis : 

J’ai adoré les deux premières sagas de Kelly Stclare parues chez Infinity, Accords Corrompus avait été un premier coup de cœur et le Dernier Drae avait fini de me convaincre sur le talent de l’auteure. C’est donc avec empressement que je me suis jetée sur cette nouvelle saga.

Dans ce premier tome, l’auteure nous plonge dans de l’urban fantasy où les humains côtoient sans le savoir des vampires. Basi, notre héroïne déterminée à prendre une route différente de celle tracée depuis sa naissance, se retrouve en plein cœur d’un conflit qui la dépasse largement.

J’ai beaucoup aimé l’univers que nous propose Kelly Stclare, bien que je n’ai rien trouvé de foncièrement original. J’ai un peu eu cette impression qu’elle avait pioché telle et telle et telle idée pour en faire une à sa sauce. Est-ce que c’est un point négatif ? Pas du tout, car j’ai adoré ma lecture. Néanmoins, je n’ai pas été follement surprise.

Basi, Basilia de son prénom complet, est un personnage féminin comme on les aime. Belle, intelligente, avec du caractère et du répondant, mais aussi un grand cœur. Voilà un charmant cocktail qui séduit. Au début du roman, j’ai beaucoup aimé son humilité face à cette nouvelle vie de « pauvre » qu’elle ne connait absolument pas. Loin d’être hautaine, elle m’a à chaque fois davantage touchée dans son désir de faire de son mieux et de prouver sa valeur.

Lorsque Kyros a envahi le décor (je ne peux pas l’exprimer autrement, c’est qu’il prend beaucoup de place, ce monsieur), j’avais très peur de ne pas parvenir à l’apprécier. Car on se trouve ici en présence d’un bon gros alpha, testostérone et toute la clique qui va avec. Mais pas que. Kyros est plus complexe que ça et les facettes plus fragiles, plus tendres qu’il dévoile au fur et à mesure sont redoutables : on s’attache (beaucoup. Trop) à lui.

Dans les personnages secondaires, Tommy m’a paru plus un faire-valoir pour faire avancer l’histoire qu’un personnage très consistant, j’espère qu’elle aura encore une place dans la suite, je suis curieuse. Quant à Laurel, je me suis tout de suite attachée à elle, tout comme Basi. La fratrie de Kyros m’a, tantôt amusée, tantôt profondément agacée. Ils ont un don inné pour débarquer quand il ne faut pas !

Passé la moitié du roman, le récit devient vraiment addictif, que ce soit sur le développement des personnages que l’on a appris à connaître ou sur le plan des intrigues qui s’approfondissent. Quant à la fin, on ne va pas se le cacher, elle est frustrante. J’ai vraiment envie de connaître la suite !

En résumé, ce premier tome m’a fait passer un excellent moment de lecture. La première moitié sert à planter le décor, puis on est quand même bien lancé dans l’histoire. Les personnages sont très attachants, l’alchimie entre Basi et Kyros donne chaud. La fin nous laisse dans une attente horrible ! 

(Cet avis a été rédigé pour le blog Un brin de lecture : ici)

 

lundi 22 mars 2021

Fleurs d'Oko, tome 1 - Laëtitia DANAE


Titre : Fleurs d'Oko

Auteur : Laëtitia DANAE

Edition : Snag

Nombre de pages : 384 pages

Résumé : 

À Sangaré, la magie, réservée aux hommes, se déploie en de multiples couleurs. Mais petite Oko est spéciale. Elle parle le Langage des fleurs.
Lorsque le murmure des griottes annonce la venue du puissant Soumaoro, envoûteur du royaume en quête d’un aspirant prêt à lui succéder, Oko prend sa décision. Elle quitte tout pour assouvir son besoin d’aventure et de reconnaissance.
Alors qu’aux portes de la capitale, la Brousse menace d’étendre son fléau, dans les dédales du palais d’Ivoire, Oko découvre un tout autre monde. Celui de la magie, telle qu’elle ne l’a jamais expérimentée, mais aussi les intrigues de la cour, les ruses et les coups bas. À qui peut-elle se fier ? Qui redouter ? Tant de questions, si peu de réponses. La concurrence est rude et les embûches parsèment le chemin de la jeune aspirante.
Et à travers ses épreuves, petite Oko deviendra grande.

Mon avis :

Laëtitia Danae fait partie de mes auteurs préférés. J'aime sa plume, j'aime ses univers. 

Je n'ai jamais été déçue par une seule de ses histoires, et Fleurs d'Oko ne fait pas exception. 

Pleine d'originalité, cette histoire nous emmène au coeur des légendes africaines. En un clignement de paupières nous nous retrouvons plongés dans cet univers tellement bien construit, si bien pensé. 

J'ai absolument adoré le parti pris de l'auteure de nous proposer un monde matriarcal. Dans Fleurs d'Oko, c'est la femme qui est au pouvoir, c'est elle qui a de l'importance. Et ce choix n'est pas fait pour montrer que la femme est supérieure à l'homme, au contraire, mais simplement pour mettre en lumière que, que ce soit homme ou femme, un genre ne doit pas prévaloir sur l'autre. 

Tout l'univers lié à la magie est absolument fascinant. J'ai évolué d'émerveillement en émerveillement lorsque, suivant Oko dans ses péripéties, j'ai appris avec elle les différentes formes de magie et comment les exploiter. Mais quelle magnifique imagination ! 

Les intrigues, comme toujours avec Laëtitia Danae, sont bien pensées et bien structurées. Avec brio, elle place ses pions progressivement pour que l'ensemble du puzzle ne nous arrive pas trop vite, pour que nous ayons les révélations aux moments opportuns. 

La fin donne tellement envie d'enchaîner avec le tome 2, il n'arrivera jamais assez vite. 

Je ne peux que recommander vivement ce récit absolument magnifique et follement original. Une pépite à découvrir ! 

mardi 9 mars 2021

Face à Face, tome 2 - Mercedes RON

Titre : Face à Face, tome 2

Auteur : Mercedes RON

Edition : Hachette

Nombre de pages : 282 pages

Résumé : 

Accompagnée de Sebastian, Ivory était sûre que plus rien ni personne ne pourrait lui faire du mal. Mais son monde s’est écroulé, tout n’était que mensonges, y compris l’homme qu’elle aimait.
Ses ennemis essaient d’anéantir le peu d’espoir qui lui reste, de la soumettre, de la posséder. Plus seule que jamais, elle voudrait que quelqu’un lui murmure que tout ira bien… même si c’est un mensonge de plus.
Blessée par sa trahison, Ivory essaie de se convaincre qu’elle ne ressent plus rien pour Sebastian. Mais au fur et à mesure que les secrets se révèlent, même la volonté la plus féroce ne pourrait la laisser le haïr autant qu’elle le souhaite.
Pourra-t-elle pardonner tant de mensonges ? Pourra-t-elle oublier le passé ?

Mon avis : 

Le tome 1 m’avait laissé un avis mitigé, néanmoins j’avais envie de découvrir la suite de cette histoire ! Je dois reconnaître que le tome 2 m’a davantage plu. Les intrigues bougent davantage, de nouveaux protagonistes entrent en scène et tout ce qui tourne autour des menaces à l’encontre d’Ivory prend le devant de la scène.

Bien sûr, la romance avec Sébastian et la tension entre eux est on ne peut plus présente. Plus que jamais, ils jouent à je t’aime moi non plus, ils soufflent le chaud et le froid comme jamais. Mais cela fonctionne bien dans ce second tome.

Indiscutablement, le récit devient plus sombre que le tome précédent. On découvre ce qui se trame dans le business du père d’Ivory, cette dernière va de déconvenue en déconvenue en côtoyant ce monde particulier.

Ivory n’est pas subitement devenue ma meilleure amie. Pour rappel, cette dernière m’avait plutôt agacée par son comportement très capricieux. Néanmoins, je lui ai trouvé plus de reliefs cette fois-ci. Elle n’est plus que cette gosse de riche pourrie gâtée et j’ai pu l’apprécier davantage.

Quant à Sébastian, ce dernier aussi se dévoile un peu plus, nous permet de tomber sous son charme. L’énergie qu’il place dans son travail et à résister aux avances d’Ivory est assez admirable et ne fait que le désirer davantage. Les rares moments où il se laisse un peu aller donnent envie d’en avoir plus, d’en découvrir plus.

La fin nous amène au comble de la tension, on termine le récit à la fois angoissé et le cœur déchiré. L’attente pour le tome 3 va être longue, c’est certain.

En résumé, ce tome 2 aura été pour moi une agréable surprise. Meilleur que le tome 1, j’ai pu apprécier davantage les personnages ainsi que les intrigues que j’ai trouvées plus équilibrées. La relation entre Ivory et Sébastian est plus électrique que jamais, les menaces qui pèsent sur la jeune femme n’ont jamais été plus pesantes et la fin nous laisse haletants.

(Cet avis a été rédigé pour le blog Un brin de lecture : ici)

jeudi 4 mars 2021

Ça sonnait mieux dans ma tête - Nina KENWOOD


Titre : Ça sonnait mieux dans ma tête

Auteur :Nina KENWOOD 

Edition : PKJ

Nombre de pages : 331 pages

Résumé : 

Dans la tourmente du divorce de ses parents, Natalie, grande gaffeuse maladroite, n'a pas la tête à sortir avec des garçons. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Alex...

À dix-huit ans, Natalie termine sa dernière année de lycée et attend avec impatience de savoir dans quelle université elle pourra étudier. Mais pendant les vacances de Noël, ses parents lâchent LA bombe : ils divorcent. Pour fuir l'ambiance électrique, Natalie se réfugie chez ses meilleurs amis qui la poussent à profiter de la vie. Introvertie et très gaffeuse, Natalie n'a jamais embrassé personne et déteste aller en soirées, préférant la rêverie à la réalité. Mais quand elle tombe amoureuse du garçon qu'elle aurait dû éviter, sa vie se complique et la voilà obligée de sortir de sa coquille. Et si l'amour lui faisait enfin découvrir le monde réel ?

Mon avis : 

Je ne pensais pas autant aimé ma lecture, et pourtant ! 

J'ai adoré le personnage de Natalie de qui je me suis vraiment sentie proche. Son mal-être vis à vis de son physique a trouvé un écho presque douloureux en moi. Forcément, je comprenais le cheminement de ses pensées, ses appréhensions, ses doutes, sa façon de se saboter, tout ça m'a énormément parlé. 

En ce qui concerne le love interest dont je ne dévoilerai pas le nom puisque la 4e de cover entretient le secret à son sujet, je l'ai vraiment beaucoup aimé. J'ai adoré son caractère, son vécu, ce qu'il représente, c'était vraiment intéressant. De plus la relation qui se tisse avec Natalie est vraiment belle, pleine de petits papillons dans le ventre, maladroite comme peut l'être un premier émoi. 

Et j'ai aimé aussi les autres personnages, les amis plus complexes qu'on pourrait le penser, la façon dont, eux aussi, évoluent et les autres protagonistes que l'on pense clichés et qui, en définitive, ne le sont pas du tout. 

Je ne peux vraiment pas en parler beaucoup pour ne pas spoiler l'histoire qui se lit presque d'une traite ! 

lundi 1 mars 2021

Il était une fangirl, tome 1 : Cendrillon 2.0 - Ashley POSTON

Titre : Cendrillon, il était une fangirl 2.0

Auteur : Ashley POSTON

Edition : Lumen

Nombre de pages : 557 pages

Résumé : 

Et si Cendrillon était une fan, une vraie ?
La jeune Elle Wittimer, geek de son état, ne vit que pour Starfield, le grand classique de science-fiction dont son père était, lui aussi, un grand fan avant sa mort. Alors, quand le reboot de la mythique saga est annoncé au cinéma, elle croit devenir folle de joie. Sauf que c'est Darien Freeman, acteur de séries légères pour adolescents, qui décroche le rôle principal. Et ça, aux yeux d'Elle et de milliers de fans historiques du chef-d'œuvre, c'est intolérable.

Martyrisée par sa belle-mère et ses deux demi-sœurs qui mènent la grande vie et la prennent pour leur domestique, elle a hâte de voler enfin de ses propres ailes après sa dernière année de lycée. En attendant, elle assassine le pauvre Darien à longueur de posts – s'assurant, à sa grande surprise, une audience de plus en plus large sur les réseaux sociaux. Alors, quand le tournage du film commence pour le jeune comédien, les difficultés aussi ! D'autant qu'il doit apparaître à la plus grosse convention du pays, autrefois fondée par le père d'Elle en personne...

Lettre d'amour à la culture geek et lettre d'amour tout court, Cendrillon 2.0 inaugure une trilogie qui revisite les contes de fée sous l'angle de la fangirlitude. Saluée pour sa sensibilité et ses dialogues à mourir de rire, cette réinterprétation de Cendrillon est bourrée de charme et de clins d'œil aux films, aux livres et aux séries que nous connaissons tous.

Mon avis :

Les réécritures de l’histoire de Cendrillon, c’est un peu comme celles de la Belle et la Bête : on connait, mais on adore en lire et en relire.

Ce roman reprend bien les codes de Cendrillon avec les étapes clés que l’on peut connaître, ce qui a cet effet un peu rassurant, car on sait, d’une certaine manière, où on se dirige. Après, tout le talent de l’auteure a été d’imbriquer son propre univers, un univers fait de geek, de passion pour des séries télévisées, de cosplay, de convention, tout ce genre de choses qui fait vibrer quand on est un bon nerd (et fier de l’être).

Les personnages principaux, Ellie et Darien, sont attachants, chacun à leur façon. Ellie est une vraie Cendrillon, petit à petit elle prend confiance en elle, se bat pour ce qui lui dit à cœur et son évolution est belle à suivre. Quant à Darien, j’ai aimé son côté ambivalent, à la fois star à la fois geek et qui tente de concilier les deux.

Leur relation démarre doucement, dans l’anonymat de SMS. Leur passion commune pour Starfield les rapproche, la magie opère peu à peu et on se laisse captiver, forcément.

Sage, la récente amie d’Ellie est très attachante et apporte ce mordant qui manque parfois un peu à notre héroïne, à deux elles se complètent bien. Par contre, du côté de Darien, j’ai eu envie un nombre incalculable de fois de jeter Gail par la fenêtre. Cette femme n’est tellement pas à la hauteur, mon dieu.

Quant aux deux belles-sœurs, Chloé et Caliope, je n’en dirai pas trop, mais j’ai beaucoup aimé ce que l’auteure en a fait. Rien de follement original, le filon a déjà été exploité, mais cela rendait bien dans le récit.

J’ai énormément apprécié le dénouement, les choix de l’auteure étaient bien pensés et très satisfaisants avec aussi une part de maturité pour « l’après ».

En résumé, cette réécriture de conte dans un univers geek est une belle réussite. Rien n’est follement surprenant, forcément, mais l’histoire est tellement bien narrée que l’on se laisse porter, on se laisse entraîner sans chercher à lutter. Les personnages sont attachants, et la romance aussi douce qu’un bonbon.

(Cet avis a été rédigé pour le blog Un brin de lecture : ici)

lundi 15 février 2021

American Royals, tome 2 : Sa Majesté - Katharine MCGEE

Titre : American Royals, tome 2 : Sa Majesté 

Auteur : Katharine MCGEE

Edition : Lumen

Nombre de pages : 501 pages

Résumé : 

Les États-Unis sont-ils prêts pour leur première reine ?

Comme un premier amour, le pouvoir peut devenir une véritable obsession. La princesse Béatrice en a reçu beaucoup à la naissance. Sa sœur Samantha, un peu moins. Certains, comme Nina Gonzalez, cherchent à lui échapper. D'autres, comme Daphné Deighton, font des pieds et des mains pour l'obtenir...

Tandis que l'Amérique se fait peu à peu à l'idée d'une reine sur le trône, Béatrice apprend à accepter tout ce qu'elle a perdu en échange de la couronne. Quant à Samantha, en revanche, elle se perd tous les jours un peu plus dans son personnage de princesse qui aime un peu trop la fête. Tandis que Nina essaie à tout prix d'éviter le palais – et le prince Jefferson – Daphné voit tous ses plans pour passer la corde au cou de ce dernier soudain compromis par la révélation d'un secret... pour le moins gênant.

Un nouveau règne commence... Les États-Unis sont-ils prêts pour leur première reine ? Entre personnages irrésistibles, luttes d'influence et secrets d'alcôve, le deuxième et dernier tome d'une duologie sensible et cruelle qui rappelle la série phénomène The Crown, la modernité en plus. Découvrez, sous la plume à la fois sensible et cruelle de Katharine McGee, les mystères de la famille la plus célèbre de l'Histoire, dont les peines et les drames se jouent sous le regard de la planète tout entière !

Mon avis : 

 Le premier tome de cette duologie m’avait laissé un avis plutôt mitigé, je le reconnais. Néanmoins, force est de constater que le second tome m’aura beaucoup plu.

Dans le tome 1, je redoutais que les intrigues et les choix scénaristiques prennent des chemins très stéréotypés et rocambolesques, mais l’auteure a su donner un souffle intéressant pour le second volet de son histoire.
L’univers « The Crown » demeure très présent, bien entendu. À nouveau, je n’ai pas pu m’empêcher de faire constamment le lien avec la monarchie britannique. Curieusement, cela m’a moins dérangé que dans le tome 1, peut-être est-ce parce que je m’y suis habituée ou parce que j’ai rapidement été rassurée sur les enjeux du tome 2 ?
En tout cas, j’ai passé un bon moment en compagnie de Béatrice, Samantha, Daphné et Nina, nos quatre protagonistes principales. Je ne m’attendais pas à ce qu’elles évoluent de la sorte. Les relations amorcées dans le tome 1 bougent beaucoup, mais je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler. J’ai fini par m’attacher à elles, même Daphné, dans un certaine mesure.
Le règne de Béatrice prend, forcément, plus de place dans ce volume et j’ai beaucoup aimé les problèmes soulevés, très actuels !
 
En bref, un second tome que j’ai apprécié davantage que le premier. Les rebondissements sont très plaisants et j’ai aimé l’évolution des relations entre les personnages. Un équilibre se crée entre les histoires de cœur et la monarchie. Vraiment c’est une duologie que je conseille !

(Cet avis a été rédigé pour le blog Un brin de lecture : ici)

lundi 8 février 2021

La rue qui nous sépare - Célia SAMBA

Titre : La rue qui nous sépare

Auteur : Célia SAMBA

Edition : Hachette

Nombre de pages : 384 pages

 Résumé : 

Noémia a dix-neuf ans, Tristan vingt et un. Ils se croisent tous les jours, ils se plaisent, c’est évident. Mais Noémia est étudiante et Tristan est sans-abri. Entre eux, il y a le froid, la société ; entre eux, il y a la rue… qui pourrait se révéler difficile à traverser.

Mon avis : 

Pour la petite histoire, j’avais parcouru ce récit durant le concours organisé par Hachette et je m’étais fait la réflexion qu’elle avait, selon moi, les qualités pour être sélectionnée. Et puis, surprise, il s’agit de la grande gagnante.

Le résumé a le mérite d’être original et de traiter de sujets qui interpellent.

J’ai donc plongé dans l’histoire de Tristan et Noémia avec envie.

À présent que j’en ressors, j’ai un avis nuancé à émettre.

Je tiens à saluer l’auteure pour son implication en ce qui concerne tout l’aspect SDF. En effet, j’ai eu l’impression qu’elle avait à cœur de montrer la dure réalité que côtoient ces hommes et ces femmes qui, malheureusement vivent dans la rue. Ici, on ne cherche pas à embellir ou romancer les faits. Ils sont bruts, mis à nu. Et je pense que c’est un parti pris très intéressant et authentique. En revanche et inévitablement, on ressent un petit côté dérangeant lors de la lecture. Et bien oui, nous sommes assis au coin du feu, dans un canapé confortable tandis que notre héros traverse des moments très difficile, il n’est pas épargné, nos sentiments ne sont pas épargnés, mais nous sommes bien au chaud et en sécurité.

 Les personnages sont bien travaillés et très cohérents. En ce qui concerne Tristan, sa psychologie est très bien exploitée, avec le sentiment de honte que l’on doit éprouver lorsque l’on est à la rue, tout ce que l’on doit penser et traverser, il est difficile de ne pas éprouver de l’empathie pour lui. Quant à Noémia, c’est une jeune femme très introvertie et naïve. Son caractère était nécessaire pour le déroulement de l’histoire telle que l’auteure voulait le présenter. J’avoue néanmoins ne pas être parvenue à m’attacher à elle. D’un point de vue strictement personnel, je n’ai pas été transportée par leur histoire, il me manquait une espèce d’alchimie. Mais je pense que c’est assez subjectif à ce niveau.

La narration est très agréable à lire, la plume est vraiment bonne pour un premier roman ! J’ai parfois eu un peu de mal au niveau des dialogues, mais rien qui ne soit condamnable non plus.

Ce que je n’ai pas aimé, en revanche, et une fois encore, c’est purement une appréciation personnelle, c’est la proposition de deux fins. Ça m’a donné une impression que l’auteure ne parvenait pas à trancher sur l’issue de son histoire. Et j’aurais préféré que ce soit le cas. Que l’un ou l’autre scénario soit pleinement assumé. Je pense que, dans un cas, comme dans l’autre et en fonction des intentions de l’auteure, il était tout à fait possible de laisser une note à la fin du roman pour donner quelques explications relatives à la condition des sans-abris. Je regrette cette absence de choix. En revanche, je pense sincèrement que cela plaira à d’autres, qui auront le loisir de choisir la fin qui leur convient.

En résumé, cette histoire véhicule un message très fort qui mérite d’être entendu. J’ai apprécié l’authenticité de l’auteure et son désir de ne pas enjoliver la réalité. Pour un premier roman, c’est un sacré travail.  Chapeau donc. J’ai eu plus de mal avec les personnages, même s’ils sont très bien travaillés ! Le choix de proposer deux fins est, selon moi, dommage. J’aurais aimé que l’auteure s’affirme dans son histoire jusqu’au bout.

(Cet avis a été rédigé pour le blog Un brin de lecture : ici)