samedi 16 novembre 2019

Unexpected Christmas - Phoenix B. Asher

Titre : Unexpected Christmas
Auteur : Phoebix B. Asher
Edition : Hugo&Cie (New Romance)
Nombre de pages : 300 pages

Résumé :

 Emerson, la fille adoptive de la riche famille Kessler, a tout ce qu'elle a toujours rêvé d'avoir : des amies fidèles, un dressing de la taille d'un studio, et un fiancé qui va bientôt lui offrir un mariage de princesse. Pourtant, à quelques mois de la cérémonie, une lettre accapare toutes ses pensées, l'empêchant de se concentrer sur les préparatifs. Alors que Noël approche, Emerson quitte sa Californie natale. Destination le froid du Montana, pour un voyage à la recherche de ses origines qui pourrait bien lui réserver des surprises inattendues. À commencer par ce cow-boy à l'allure de mannequin qui semble en connaître plus qu'elle sur son passé !
Une romance de Noël à savourer au coin du feu, ou partout ailleurs !

Mon avis :  


Les romances de Noël, je les adore autant que je les redoute. En effet, il est très facile de tomber dans les clichés et les banalités à pleurer.  Les histoires vues et revues courent les rayons et on se retrouve vite blasé voire déçu. 


Que nous propose donc ce titre ? 


Et bien, un bon compromis ! J’ai passé un très bon moment en compagnie d’Emerson et Sage. Ce que j’ai le plus apprécié, c’est la cohérence. Grand dieu, merci pour la cohérence. Même si on effleure parfois un peu des clichés, très franchement, ils sont amendables et bien employés. J’ai aimé que les choses entre les personnages prennent leur temps, j’ai aimé qu’ils réfléchissent, j’ai aimé qu’ils assument aussi ! Bref, pour moi, c’est le gros point fort de ce récit aux accents de romance de Noël : les choix scénaristiques.


Les personnages aussi sont intéressants. Au départ, Emerson est presque détestable, bien que l’on se rende compte qu’il s’agit d’un caractère de façade. Elle ne change pas de ville pour subitement se métamorphoser mais plutôt pour être en phase avec elle-même et redevenir qui elle est vraiment. Quant à Sage, c’est celui qui évolue le moins à mes yeux, mais il n’en reste pas moins un personnage agréable. 


Toute l’intrigue autour de l’héritage et de l’adoption est vraiment bien entretenue et j’ai brûlé de connaître tous les tenants et aboutissants de ce pan de l’histoire. Cet aspect donne davantage de relief et de consistance à la globalité du récit.


La narration est très fluide et agréable. La plume est tout à fait adaptée au contexte et nous immerge au cœur du récit. 


En bref, je recommande cette lecture parfaite pour la saison. Je valide largement la crédibilité de l’histoire et la construction des sentiments. J’ai aimé l’absence de précipitation ou les choix précipités. Une jolie romance à découvrir. 

 

(Cet avis a été rédigé pour le blog Un brin de lecture : ici)

vendredi 15 novembre 2019

Prédestinée - Teri TERRY

Titre : Prédestinée
Auteur : Teri TERRY
Edition : La Martinière Jeunesse
Nombre de pages : 448 pages

Résumé : 


Depuis que le Royaume-uni a quitté l'Europe et fermé ses frontières, le pays a sombré dans la crise et le mécontentement gronde. Les manifestations se multiplient et la jeunesse est pointée du doigt : dorénavant, les mineurs seront soumis au couvre-feu et privés de liberté. Ceux qui désobéissent seront jugés ; les plus virulents seront condamnés à mort.

Sam, la fille du vice-Premier ministre, aurait pu se contenter d'une existence dorée. Mais sa rencontre avec Ava et Lucas, deux lycéens issus de quartiers populaires, va la bouleverser et lui ouvrir les yeux.
Alors que le pays s'enfonce dans la dictature, Sam doit faire un choix : suivre la voie du confort et du mensonge tracée par son père, ou s'engager auprès de ses amis dans leur lutte pour la liberté. Au risque de tout perdre.


Mon avis : 


Il faut savoir que ce roman est un préquel à la saga « Effacée » de Teri TERRY. En ce qui me concerne, je n’ai pas lu cette série, ça ne m’a toutefois pas empêché d’apprécier ma lecture même si je pense avoir du coup dû louper des subtilités ou des clins d’œil.

Ce que j’ai aimé dans cette dystopie c’est ce réalisme qui glace le sang. En effet, tout paraît extrêmement plausible et on referme le livre avec un frisson dans le dos.

Ce roman est donc vraiment très bien travaillé et amené. Nous suivons alternativement les points de vue de Sam (Samantha) qui n’est rien de moins que la fille du Vice Premier Ministre des Royaume-Unis et d’Ava, une jeune boursière issue de la classe moyenne. Leurs réalités se confrontent et elles évoluent au contact l’une de l’autre.

J’ai vraiment, vraiment beaucoup aimé les choix posés par l’auteure sur leur relation, j’ai trouvé cela extrêmement tendre, délicat et juste.

Quand à l’intrigue principale à savoir cet effondrement de la monarchie, comme je le disais plus haut, c’est vraiment impressionnant car, finalement, en faisant les mauvais choix, qui sait si cette réalité ne pourrait pas exister ? Teri TERRY n’a pas peur d’y aller franchement et de malmener ces personnages, ce qui nous incite à avoir peur et d’être happés avec eux.

À l’issue de ce roman, j’avoue être vraiment tentée par la série « Effacée », voir ce qu’il se passe après… Je suis extrêmement intriguée.

En ce qui concerne la narration, je ne sais pas si la plume a été fidèlement retranscrite ou s’il s’agit de la traduction mais je l’ai trouvée un peu simple, parfois maladroite. Cela n’empêche pas la lecture d’être fluide mais c’était un peu « scolaire » à mon goût.

En résumé, un roman dystopique haletant comme on les aime. L’auteure sait définitivement jouer avec la tension. Le duo Sam/Ava fonctionne à merveille et on s’attache fort à elles. Je pense que ce roman plaira aux adeptes de la saga « Effacée » qui apprécieront de découvrir comment tout a commencé et cela donnera envie aux autres d’en savoir plus.

(Cet avis a été rédigé pour le blog Un brin de lecture : ici)

vendredi 8 novembre 2019

Le Journal Rouge - Lily HAIME

Titre : Le Journal Rouge
Auteur : Lily HAIME
Edition : MxM Bookmark (Infinity)
Nombre de pages : 545 pages 

Résumé : 

« Avec quelle force me battrais-je encore pour quelques mots ? Des mots… Des mots que nous jetions sur le papier ; une drôle de façon de lever le poing ; de hurler. Des mots pour se révolter. Des mots pour tout changer ! »

Nous sommes en 1965, à Washington. Tout le monde reprend en chœur les refrains des Beatles et les slogans lors des marches citoyennes. La jeunesse se soulève contre la ségrégation, contre la Guerre. La jeunesse veut aimer sans contraintes. C’est la génération hippie. Rose a passé des années dans un pensionnat pour jeunes filles et si elle regarde de loin cette nouvelle liberté, elle ne se sent pas le droit d’y plonger. Orpheline, recueillie par un oncle Colonel dans les Marines et basé à Saigon, Rose se sent prise au piège. Elle invente alors Max. Un pseudonyme derrière lequel elle se cache pour écrire des chroniques dans un journal universitaire.

Alec est un activiste. Il se bat pour un monde en paix, pour toutes les vérités. Il se bat surtout pour mettre fin à cette guerre, au Vietnam, qui emporte trop de jeunes soldats. Avec ses amis, il travaille pour un petit journal clandestin. Le Aldous. De communautés hippies en sit-in, il a toujours un stylo à la main et la rage au cœur.

C’est la passion de l’écriture qui les réunira. C’est pour l’autre qu’ils se dépasseront. Ensemble, avec le Aldous et cette jeunesse éprise de liberté, d’égalité et de paix, ils brandiront la plus grande de leurs armes : les mots. De manifestations en désobéissances civiles, dans une société qui refuse encore de les émanciper, ils se battront pour leurs droits, pour leurs lois, pour leur vie. Malgré les dangers de la vérité et ceux qui voudront les faire taire, malgré l’ombre de la conscription et de cette guerre qui finira par les rattraper, Alec et Rose deviendront la voix de ceux qui ne peuvent plus parler. Sans jamais cesser de s’aimer.

« Continue de te battre pour toi, pour moi, pour les autres. Continue de te battre aussi fort que je t’aime et rien dans ce monde ne pourra jamais te résister. »

Mon avis : 

Lily Haime, je connais. Et j'aime. Beaucoup. Vraiment beaucoup. Le premier roman que j'ai lu de cette auteure est "À l'ombre de nos secrets", un roman qui m'a marquée, qui m'a émue, je le porte encore dans mon coeur aujourd'hui. 

Aussi, après avoir entendu énormément de bien de ce roman-ci, je n'ai pas pu résisté. Et pourtant, je ne l'ai pas lu tout de suite. Pour tout expliquer (oui, j'ai envie de déballer ma vie aujourd'hui, il y a des jours comme ça...), je l'avais acheté au Salon du Livre de Paris en mars. Je l'ai terminé hier, en novembre. Shame. Shame. Shame (les vrais comprendront). 

Mon seul regret est de ne pas l'avoir lu plus tôt. Si vous achetez ce livre, ne faites pas comme moi, ne l'installez pas trop confortablement dans votre bibliothèque, dans le coin PAL (Pile À Lire, pour ceux qui ne suivent pas), non, lisez-le, comme une urgence, comme une nécessité. 

Quand j'ai entamé ma lecture, j'ai eu un peu peur de ne pas adhérer avec tout l'aspect hippie, guerre du Vietnam, activisme... Mais je me suis laissée emportée. Plus encore, j'ai été happée avec les personnages, je me suis retrouvée à leurs côtés. Je voyais les yeux verts de Rose et son air angélique et je pouvais admirer les cheveux si noirs d'Alec, contempler ses yeux insolents. 

Je me suis attachée à tous les personnages. Tous (sauf Kaylee, c'est humainement impossible). Rose grandit tellement au fil de toutes ces années, j'ai adoré découvrir la femme qu'elle devenait, les barrières qu'elle a eu le cran d'abattre, que ce soit les siennes ou celles pour lesquelles elle s'est battue (le racisme, le féminisme, la guerre, l'oppression...). Alec est attendrissant et séducteur, fort, faible, sanguin, fougueux, bien sûr on ne peut que l'aimer. Et puis il y a tous les amis ; Chris, Peter, Rive, Sean, Line, Penny (et j'en oublie), chacun leur histoire, leur authenticité, on les aime. 

À chaque fois que j'ai plongé dans ma lecture, j'étais saisie d'émotions, de fortes émotions. Que ce soit par l'histoire d'amour tellement bien construite que vit Rose et Alec ou tout ce qui leur arrive, la guerre, les combats à mener, on ne peut qu'être emporté avec eux. 

Lily Haime a un talent manifeste et incontestable pour raconter des histoires. Sa plume est incroyable, élégante, poétique, immersive et terriblement efficace. Elle maîtrise le rythme, les descriptions, les dialogues, tout. 

C'est un vibrant coup de coeur. Rose, Alec, l'Aldou et la guerre du Vietnam me poursuivront longtemps encore.

jeudi 7 novembre 2019

Un Jour Plus que Parfait - Krystal SUTHERLAND

Titre : Un Jour Plus que Parfait
Auteur : Krystal SUTHERLAND
Edition : PKJ
Nombre de pages : 368 pages

Résumé :

La famille d’Esther Solar est maudite. Tous souffrent d’une phobie atroce qui les mènera tout droit dans la tombe.
• Le père d’Esther, agoraphobe, vit reclus dans la cave
depuis six ans.
• Son frère a peur du noir.
• Sa mère est terriblement superstitieuse.
Esther, elle, ne souffre (pour le moment) d’aucune terreur particulière. Mais tient à jour la liste non-exhaustive de ses pires cauchemars, au cas où. Lorsqu’elle croise à l’arrêt de bus le mystérieux Jonah Smallwood, sa vie bien rangée bascule… Esther va être confrontée à la plus imprévisible et la plus redoutable de toutes les peurs… l’amour

Mon avis :

Voilà le genre de lecture qui met une belle claque. 

Je pensais lire une petite romance adolescente légère et je termine ce livre ravie, bien sûr, mais aussi un peu marquée. 

Le gros gros point fort de ce roman réside dans tout le travail psychologique des personnages. C'est assez impressionnant, fortement bluffant aussi. 

Je me suis posé beaucoup de questions durant ma lecture et je me suis par moment demandé si ce récit jeunesse ne devait pas être classé également dans du fantastique. J'ai refermé le livre et je ne suis toujours pas certaine de la réponse à apporter à cette question. Je pense que c'est ce que souhaite l'auteure ; nous laisser dans le doute, dans ce flou psychologique qui, finalement ponctue le récit. 

Les personnages, sont, sans conteste, un gros point fort dans cette histoire. Atypiques, colorés, nuancés, on ne peut que s'attacher à eux ! Que ce soit Esther qui se voile la face et accumule les peurs pour ignorer sa véritable peur, Eugène et ses troubles, la meilleure amie d'Esther au prénom imprononçable (ceux qui l'ont lu savent...) et Jonah, solaire, merveilleux et à la fois avec ses propres failles, ses propres démons et ses problèmes qu'il tente, tant bien que mal, de gérer. 

J'ai aimé, en parallèle de l'histoire d'Esther, découvrir les aventures de son grand-père, Reginald et toutes ses rencontres avec la Mort. Ce récit que l'on adore lire de façon à priori anecdotique prend tout son sens à la fin et c'était vraiment brillant. 

En somme, j'ai adoré ce roman, j'ai aimé les réflexions qu'il génère, j'ai aimé qu'il m'ait confronté à mes propres peurs et mes propres angoisses parfois et de me dire que, finalement, je ne suis pas parfaite et ce n'est pas grave.

La cité des Chimères - Vania PRATES

Titre : La cité des Chimères
Auteur : Vania PRATES
Edition : Snag
Nombre de pages : 448 pages

Résumé : 


Le monde tel qu'on l'a connu a disparu. Chaos, misère, famine ... Les Hommes ont enfin trouvé un équilibre et se sont organisés en guildes, guidé par leur chi, leur nature profonde. Guilde des Marchands, des Inventeurs, des Alchimistes, des Gardiens ; tous demeurent fidèles à ce qu'ils sont afin de vivre en harmonie avec la nature et les animaux particulièrement respectés, créant une cité semblable à une ville sylvestre.


Dans ce monde proche de l'utopie, Céleste, une jeune fille de 17 ans, n'a pas de chi. Le jour où elle rencontre Calissa, mystérieuse contrebandière, elle est loin de se douter qu'elle va se retrouver embrigadée bien malgré elle dans une histoire complexe qui même non seulement le dirigeant de Lowndon Fields, mais également la très redouté "Confrérie des Sans-loi".

Entre ruse, savoir, intrigues et faux-semblants, Céleste va devoir changer sa vision du monde.


Mon avis : 


J’avais découvert et adoré la plume de Vania Prates avec son titre « Comme l’Obsidienne ». L’auteure semble maîtriser l’art de l’intrigue et de la fin où tout prend son sens et s’imbrique, ce qui est à saluer.
Dans « La cité des Chimères », nouveau titre proposé chez Snag, nous évoluons aux côtés de Céleste et de Calissa. Une course poursuite provoque leur rencontre et le point de départ de leur histoire est lancé. Histoire qui ne cesse de se complexifier et de s’intensifier au fil des pages. Céleste qui pensait ne pas avoir de chi va alors se découvrir des capacités particulières qui vont lui ouvrir les portes du mystérieux Septentria.

L’univers dystopique proposé par Vania Prates est vraiment riche et intriguant. Que ce soit par l’exploitation du chi, cette faculté que développe chacun et qui diffère de l’un à l’autre, que l’on soit immergeant, chimériste, alchimiste, Gardien … tout est vraiment bien exploité et travaillé. Le plaisir que l’on a à découvrir l’histoire réside aussi dans les petits détails comme le brûle-sentier de Septentria et dans la fabuleuse capacité des immergeants, qui a été, pour moi, le plus passionnant à découvrir.

Les personnages sont vraiment bien travaillés et nous apparaissent sympathiques ou à tout le moins crédibles. Si nous suivons principalement Céleste et Calissa, il y a la joyeuse bande de la Confrérie qui gravite autour d’eux. Alexian et Leire m’ont beaucoup plu, surtout Leire et tout le mystère qui l’entoure et qui nous est révélé vers la fin du récit. Vénicia est plus discrète, je n’ai pas vraiment pu me faire un avis définitif sur elle.

Les intrigues sont rondement bien menées, chaque chapitre a son utilité et nous emporte un peu plus dans l’histoire. D’un avis strictement personnel, j’ai trouvé certains passages un peu plus lents, même si chacun d’eux avec leur utilité.

J’ai entendu dire qu’il s’agissait d’un premier tome. Pour moi, le roman se suffit à lui-même mais je ne serai pas contre me replonger au cœur de Septentria aux côtés de Céleste et Calissa.

En bref, un roman dont la construction est totalement maîtrisée et dont les révélations sont à la hauteur de nos attentes. Les personnages sont attachants et nous offrent une belle évolution pour chacun d’eux. S’il y a une suite, je suis preneuse.

(Cet avis a été rédigé pour le blog Un brin de lecture : ici)

vendredi 1 novembre 2019

Le Crépuscule d'Aesir - Elie DARCO

Titre : Le Crépuscule d'Aesir 
Auteur : Elie DARCO
Edition : Plume Blanche
Nombre de pages : 382 pages

Résumé : 


Deux siècles auparavant, un effroyable cataclysme a ravagé le monde et mis fin à la domination de l'empire colonial d'Atlantis.
Aux confins des monts de Thulé, se dresse Æsir, une citadelle de pierre et de glace, qui défie les éléments et abrite la dernière lignée atlante.
Hors d'atteinte des peuples barbares, les Æsirains voient soudain leur destin les rattraper. Des hordes menaçantes arrivent à leurs portes par les chemins des cols. Ce sont des hommes sauvages, étranges, surpuissants, tous vêtus de noir, esclaves d'un être malfaisant qui pratique une magie plus malfaisante encore.
Aldéric, l'ambitieux gardien des cimes et Viviana, la jeune fille du commandeur, voient leurs espérances balayées par un vent de mort...


Mon avis : 

Avant toute chose, je tiens à remercier les éditions Plume Blanche ainsi que Babelio pour ce partenariat. 

Ce titre nous propose une totale immersion dans une histoire dark fantasy à souhait. Comprenez donc un récit qui nous immerge dans une ambiance médiévale assez sombre, où les protagonistes enchaînent des moments difficiles où la guerre, les batailles, la violence et les boyaux à l'air ont la part belle. 

On suit les mésaventures d'Aldéric et Viviana qui ont pu réchapper à la chute brutale de leur village, dans les monts de Thulé. Ils vont devoir traverser et endurer des épreuves bien difficiles et nous faire vivre un vrai tourment avec eux. 

L'univers est effectivement très immersif et bien construit. L'auteure maîtrise son monde et ce qu'elle nous en dévoile. On est en plein dans le dark fantasy, il n'y a pas de doute, les amateurs du genre se régaleront, assurément. 

Les personnages sont bien construits, ils sont crédibles, que ce soit Aldéric et Viviana, qui ont une grande force de caractère sans tomber dans le cliché du héro infaillible que tout réussit, mais aussi les personnages plus secondaires comme Oberlon ou Akänelor.  

Les intrigues sont bien menées et on oscille entre action et stratégies bien élaborées. 

J'avoue avoir ressenti quelques longueurs au fil de ma lecture, mais je dois reconnaître que ce n'est pas mon style de prédilection (c'est ma faute, j'avais qu'à mieux me renseigner avant) et j'ai parfois trouvé le style de l'auteur un peu trop pompeux et au détriment de la compréhension du récit. Mais cela, c'est un avis strictement personnel. La plume de l'auteure est élégante et élaborée (justement, par moment trop pour moi). 

Je pense sans conteste que les amoureux de dark fantasy se plongeront avec délectation dans ce one-shot.

tous les livres sur Babelio.com

lundi 28 octobre 2019

Waterfire, tome 1 : Deep Blue - Jennifer DONNELLY

Titre : Waterfire, tome 1 : Deep Blue
Auteur : Jennifer DONNELLY
Edition : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 384 pages

Résumé : 


Au fin fond de l'océan, dans un monde pas si différent du nôtre, vit le peuple mer. Plusieurs communautés se partagent les eaux du monde entier, certaines en bonne entente, d'autres en conflit déclaré. Lorsque la princesse Serafina s'éveille au matin de ses fiançailles, sa première préoccupation devrait être de plaire au beau prince Mahdi, son promis.

Pourtant, Serafina est hantée par un cauchemar lui annonçant le retour d'une ancienne malédiction. Ses sombres prémonitions se confirment quand un assassin frappe sa mère, la reine Isabella, d'une flèche empoisonnée. Serafina doit alors découvrir qui a commandité ce meurtre afin d'empêcher les communautés mers de s'entredéchirer dans une guerre impitoyable.
Aidée par cinq amies issues de mers exotiques, elle mettra au jour une conspiration qui dépasse leurs pires craintes.


Mon avis :

J’étais très curieuse de découvrir ce titre qui a l’originalité de nous offrir une histoire se déroulant entièrement dans l’Océan. Je trouve l’exercice assez compliqué de nous embarquer dans des aventures de sirènes et de nous donner l’opportunité de nous identifier aux personnages ou, à tout le moins, d’éprouver de l’empathie pour eux.

Alors, le gros point positif de ce roman : l’univers. Tout est travaillé dans les moindres détails. La culture des sirènes (sirle pour les personnages féminin), la monarchie, les différents peuples, mais aussi les expressions courantes détournées pour fonctionner sous l’eau, les habitudes alimentaires, bref. Si vous cherchez une ambiance détaillée et une immersion complète (hahaha), ce roman est fait pour vous. Je reconnais qu’il faut quelques pages pour se familiariser avec tout le vocabulaire inventé mais il s’apprivoise assez vite.

Second point positif : les intrigues. Elles sont travaillées en amont et des phrases anodines du début du récit trouvent leur sens quand tout se dévoile, principalement à la fin. Nous évoluons avec Serafina et Neela, deux princesses meilleures amies à qui le pire va arriver. Contraintes de fuir, elles vont rencontrer bon nombre d’ennemis mais également quelques alliés inattendus et découvrir qu’elles sont destinées à un dessein pour le moins hors du commun.

Il n’y a pas vraiment de temps mort durant le récit, les jeunes filles sont en fuite perpétuelle et doivent constamment déjouer des pièges et des attaques. Le roman tient donc bien en haleine.
Même s’il s’agit de sirènes, les protagonistes n’en restent pas moins des adolescentes, avec les doutes et les faiblesses de leur âge. Pourtant, elles sont touchantes et crédibles. Je dois bien avouer que leur caractère ne révolutionne pas le genre, on a là des archétypes mais ils sont travaillés de sorte à ne pas en faire des stéréotypes (vous suivez ?). Leur évolution est intéressante, à elles mais aussi aux compagnons qui se joignent à elles durant leur périple.

La fin a le mérite de terminer sur un cliffhanger qui donne envie de lire la suite !

En somme, un excellent roman dont l’univers est maîtrisé à la perfection. S’il faut quelques pages pour apprivoiser tout le vocabulaire inventé, le récit coule tout seul par la suite. Les personnages sont attachants et on vibre avec eux. Ce fut une excellente lecture. 

(Cet avis a été rédigé pour le blog Un brin de lecture : ici)

mercredi 23 octobre 2019

Kate Daniels, tome 5 : Meurtre Magique - Ilona ANDREWS

Titre : Kate Daniels, tome 5 : Meurtre Magique
Auteur : Ilona ANDREWS
Edition : MxM Bookmark (Infinity)
Nombre de pages : 439 pages

Résumé : 

Ravagée par une guerre entre la magie et la technologie, Atlanta n’a jamais été aussi dangereuse. Par chance, Kate Daniels est sur le coup. Kate Daniels a peut-être quitté l’Ordre de l’Aide Miséricordieuse mais elle est toujours plongée jusqu’au cou dans les problèmes paranormaux. Ou, plutôt, elle le serait si quelqu’un daignait l’embaucher. Maintenant que l’Ordre s’emploie à ruiner sa réputation, lancer sa propre affaire s’avère plus difficile qu’elle ne l’aurait cru… Sans compter les nombreux clients potentiels qui craignent d’indisposer le Seigneur des Bêtes, qui n’est autre que le compagnon de Kate. Quand le premier Maître des Morts d’Atlanta l’appelle pour lui demander de l’aider à capturer un vampire en cavale, Kate saute sur l’occasion de décrocher un travail rentable. Cependant, elle découvre vite qu’il ne s’agit pas d’un incident isolé. Kate doit alors absolument découvrir le fin mot de l’histoire, et rapidement, sinon la ville et tous les êtres qui lui sont chers risquent de payer le prix fort.

Mon avis : 

Cette saga frôle la perfection. Non, mais c'est vrai. Arriver au cinquième tome sans avoir ce sentiment d'étirement en longueur ou d'essoufflement est assez rare pour le souligner. 

Comme souvent, quand il s'agit d'une saga, plus on avance dans les tomes, plus il est difficile d'en parler sans risquer de spoiler. 

Chaque nouveau tome apporte une nouvelle intrigue prenante et fait avancer la large trame implantée dès le tome 1. 

Je suis toujours une fan de la première heure de Kate Daniels. J'aime absolument tout chez elle. Je me répète, mais j'aime son caractère, sa badass attitude, ses répliques piquantes et pleines d'humour, ses doutes, ses faiblesses aussi... C'est un personnage incroyable. 

Curran se révèle de plus en plus et je l'apprécie de plus en plus. C'est un bookboyfriend comme on les aime. 

Tous les personnages secondaires qui nous accompagnent, que ce soit depuis le premier tome ou les suivants ne sont pas en reste, ils évoluent aussi, on s'y attache toujours un peu plus et cela nous offre une belle grande famille un peu bizarre mais ô combien précieuse.

Je lirai donc, évidemment, la suite.

lundi 21 octobre 2019

The Rule of One, tome 1 - Ashley et Leslie SAUNDERS

Titre : The Rule of One, tome 1
Auteur : Ashley et Leslie SAUNDERS
Edition : La Martinière 
Nombre de pages : 352 pages 

Résumé : 


Dans un futur proche, les États-Unis sont cernés par un mur et appliquent la loi de l'enfant unique avec la plus grande sévérité.

Ava Goodwin, fille du directeur du Planning familial au Texas, mène une vie paisible et sans histoires. En apparence, du moins, car depuis sa naissance elle cache un lourd secret...
Elle a une soeur jumelle, Mira.
Aux yeux de tous, seule Ava existe. Depuis 18 ans, les deux soeurs partagent cette identité et sont interchangeables.
Mais quand ce dangereux jeu de rôle est découvert, leur père est emprisonné et les jumelles doivent fuir.
Considérées comme des traîtresses, traquées par les gardes et les drones du gouvernement, Ava et Mira plongent dans l'inconnu.
Parviendront-elles à trouver les alliés qui pourraient les aider à libérer leur père et bouleverser l'ordre établi ?
Désormais elles ne sont plus une, mais deux, et pour survivre, elles devront d'abord apprendre à être différentes...

Un palpitant thriller dans la veine de Hunger Games et Divergente. Dans un futur proche, les États-Unis sont cernés par un mur et appliquent la loi de l'enfant unique avec la plus grande sévérité.


Mon avis : 


Ce roman nous offre une dystopie qui n’est pas sans évoquer le film « 7 sisters » de T. Wirkola sorti en 2017. En effet, il est question d’une loi promouvant l’enfant unique pour le bien de la société. Dans « The Rule of One » il n’est pas question de sept mais bien de deux sœurs jumelles qui partagent une seule et même vie à raison d’un jour sur deux.

J’ai beaucoup aimé l’univers mis en place par les auteures (elles-mêmes jumelles), le principe de puce électronique dans le poignet qui contrôle les habitants. En fait, dans ce monde dystopique, il est un peu question de ce à quoi on pourrait arriver dans un futur plus ou moins proche à force de tout électroniser et cette obsession du contrôle. J’ai donc vraiment apprécié tant de plonger dans l’univers que de la réflexion que cela peut susciter.

J’ai également apprécié le rythme de l’histoire, j’ai aimé cette course poursuite et les embuches qui n’épargnent ni Ava ni Mira. J’ai vraiment apprécié la psychologie des deux héroïnes et de leur évolution.

Ce que je regrette un peu, par contre, c’est qu’elles s’en sortent souvent grâce à une aide extérieure et donc sont beaucoup « assistées ». Toutefois, je comprends le cheminement. On démarre avec elles alors qu’elles sont impuissantes et dépendantes et je pense que, pour le tome suivant, on va les découvrir d’avantage autonomes, preneuses d’initiatives et bien plus actrices de leur vie qu’elles ne l’étaient dans le tome 1. Vu sous cet angle, l’évolution devient vraiment intéressante.

En résumé, cette histoire est une excellente dystopie, la psychologie des deux personnages est vraiment très intéressante, et on a toujours envie de savoir ce qu’il va se passer. J’ai hâte de découvrir la suite, de pouvoir obtenir des réponses aux questions encore laissées en suspens.

(Cet avis a été rédigé pour le blog Un brin de lecture : ici)

samedi 19 octobre 2019

Que la Mort soit Douce, tome 1 : Laëtitia DANAE

Titre : Que la Mort soit Douce, tome 1
Auteur : Laëtitia DANAE
Edition : Plume Blanche
Nombre de pages : 384 pages 

Résumé : 


« — Nous venons de clore les autres entretiens, il ne reste plus que toi. Es-tu prête ?
— Ai-je vraiment le choix ? »

Depuis le décès de son père et parce qu’elle voit des fantômes, Katell n’a pas connu une existence bien paisible.
Seulement, la vie lui prévoit un destin bien plus incroyable, un destin de Santa Muerte.


Mon avis : 

Laëtitia Danae est une auteure que j'apprécie beaucoup. Que ce soit Lune Pourpre ou Rozenn, j'ai été embarquée dans ses histoires avec délice. J'ai donc sauté sur l'occasion de découvrir son tout nouveau titre "Que la Mort soit Douce". Déjà, le titre claque, non ? 

Ensuite, je trouvais l'idée follement originale. Cette revisite du conte des Santas Muerte, issues du folklore mexicain, m'a immédiatement captivée. 

L'histoire est excessivement bien travaillée. On découvre d'abord notre héroïne, Katell, découverte qui a toute son importance car elle pose les bases mais aussi nous offre la possibilité de voir la jeune fille évoluer. 

Tout l'univers mis en place autour des Santas Muerte est absolument géniale, immersif et addictif. J'avais envie d'en découvrir toujours plus et il me tarde de lire le second tome (qui n'arrivera jamais assez vite) pour en apprendre davantage. 

L'intrigue et les sous-intrigues sont merveilleusement bien exploitées et rythmées, nous évitant les moindres temps mort (hahaha). 

Les personnages sont attachants et crédibles. Ils ne sont ni blancs, ni noirs, mais ce parfait entre-deux qui leur donne du réalisme et de la consistance. 

La plume ne fait que se bonifier de roman en roman. Fluide, efficace, poétique même. Bref, une plume à laquelle je suis tout à fait réceptive. 

Je ne peux que conseiller et reconseiller ce roman qui offre une bouffée d'originalité et de dépaysement. 

jeudi 17 octobre 2019

Amours solitaires, tome 1 - Morgane OTIN

Titre : Amours solitaires, tome 1
Auteur : Morgane OTIN
Edition : Albin Michel
Nombre de pages : 290 pages

Résumé : 

Autrefois, les amoureux échangeaient des lettres. Aujourd’hui, ils s’envoient des textos. La poésie n’a pas disparue entre temps. Depuis qu’elle a créé le compte Instagram Amours Solitaires, Morgane Ortin a recueilli des milliers de conversations intimes d’amoureux anonymes. Des mots doux, des mots crus, exaltés, érotiques, simples, drôles, sensuels, habiles, piquants. Elle en a sélectionné 278 pour composer l’histoire d’amour que vous vous apprêtez à lire. Une histoire que l’on pourrait introduire comme suit : des amours, il en a connu avant. Elle en a vu passer aussi. Ce livre raconte le leur. Celui qui tombe comme un couperet, ici et maintenant.

Mon avis :

Voici un livre qui se lit très très vite. En effet, toute l'histoire se déroule sous forme de messages envoyés. Un roman épistolaire de notre époque.  

Il semblerait que l'idée de ce livre ait pris forme alors que l'auteure avait demandé à sa communauté de partager leurs messages d'amour. Il y en a tellement eu que Morgane Otin en a fait une histoire. Une belle histoire d'amour. 

Alors, bien sûr, comme on est cloisonnés avec les messages, il n'y a pas de développement extrême d'une intrigue ou une connaissance accrue des personnages. C'est vraiment l'épanouissement de leur relation qui est mis en lumière et j'ai trouvé cela vraiment bien amené. 

C'est une petite lecture détente qui se laisse lire sans difficulté. 

Si je dois faire deux petits reproches à ce livre, mais ils n'engagent vraiment que mon ressenti personnel, c'est que j'ai trouvé trop d'allusions à leurs rapports sexuels. Et d'un autre côté, c'est légitime car dans un début de relation, tout est tout feu tout flamme, on prend le temps de se découvrir encore et encore, mais moi dans un récit, ça me lasse vite. Par moment, la prose soutenue des messages m'a un peu lourdée. Ils partent dans des métaphores et des phrases toutes plus belles les unes que les autres et, si je ne dénigre à aucun moment la qualité du texte, j'ai trouvé que c'était parfois un peu lourd. 

Bref, en dépit de ces deux petits défauts, cela reste une bonne lecture.